
Publier régulièrement sur LinkedIn, mettre à jour son site, présenter une nouvelle recrue, annoncer un projet ou préparer une campagne : les entreprises ont besoin de visuels presque en permanence.
Le problème n’est pas toujours de savoir quoi dire. Il faut aussi trouver la bonne image pour accompagner le message.
Au bout de quelques mois, les mêmes photos reviennent, certaines ne correspondent plus à l’équipe actuelle et les banques d’images finissent par donner un résultat assez impersonnel. Constituer sa propre banque d’images permet d’éviter une bonne partie de ces difficultés.
Encore faut-il prévoir les bonnes photos dès le départ.
Avant d’organiser une séance photo, mieux vaut regarder où les images seront réellement utilisées.
Le site internet constitue un bon point de départ. Page d’accueil, présentation de l’équipe, services, réalisations, recrutement : quelles sont les pages qui ont besoin de nouveaux visuels ?
Même exercice du côté des réseaux sociaux. Une entreprise active sur LinkedIn aura régulièrement besoin de photos pour présenter ses collaborateurs, ses projets, ses événements ou simplement montrer son quotidien.
Cette première liste permet déjà de savoir ce qu’il faudra photographier.
Il peut s’agir de portraits, de photos d’équipe, des locaux, de situations de travail, de produits ou encore de détails propres au métier. Pour constituer cette sélection, un photographe professionnel à Caen peut notamment prévoir différents types de prises de vue au cours d’une même séance et les adapter aux supports utilisés par l’entreprise.
Les portraits sont utiles et font souvent partie des premières images à renouveler. Mais une banque d’images composée uniquement de visages sera rapidement limitée.
Les photos en situation offrent beaucoup plus de possibilités.
Un échange entre deux collaborateurs pourra accompagner une publication sur la vie de l’entreprise. Une photo prise dans l’atelier servira pour présenter un savoir-faire. Une vue des locaux pourra être utilisée pour un recrutement ou une actualité. Les détails sont également intéressants pour illustrer certains contenus sans systématiquement montrer une personne face à l’objectif.
L’idéal est donc de profiter du shooting pour varier les situations.
Une même photographie ne fonctionne pas forcément sur tous les supports.
Sur un site internet, les formats horizontaux sont fréquents. Sur les réseaux sociaux, les cadrages verticaux prennent davantage de place sur l’écran d’un smartphone. Pour certaines campagnes, il peut aussi être nécessaire de conserver de l’espace autour du sujet afin d’ajouter du texte.
Prévoir ces usages pendant la prise de vue évite les recadrages difficiles par la suite.
Pour les images importantes, réaliser une version verticale et une version horizontale peut être particulièrement utile.
Toutes les photos d’une banque d’images n’ont pas besoin d’être très mises en scène.
Le quotidien fournit souvent de bons sujets : une réunion, une préparation de commande, un rendez-vous, un geste technique, un moment dans l’atelier ou quelques échanges entre collègues.
Ces images sont faciles à utiliser car elles correspondent à de nombreuses prises de parole.
Elles permettent aussi de montrer concrètement l’entreprise aux personnes qui la découvrent uniquement à travers un écran.
Selon l’activité, certaines scènes demanderont un peu de préparation. Le but reste cependant de conserver des situations crédibles, proches de ce qui se passe réellement dans l’entreprise.
Une banque d’images devient vraiment intéressante lorsqu’elle ne répond pas uniquement aux besoins du moment.
Avant le shooting, il peut être utile de regarder le calendrier des prochains mois.
Un recrutement est-il prévu ? Un nouveau produit va-t-il sortir ? L’entreprise prépare-t-elle un événement ? Une nouvelle page du site doit-elle être créée ? Certains collaborateurs vont-ils davantage prendre la parole sur LinkedIn ?
Ces informations permettent d’ajouter quelques prises de vue à la liste.
Une heure de préparation avant la séance peut ainsi éviter d’avoir à organiser un nouveau shooting quelques semaines plus tard pour trois photos manquantes.
Disposer de nombreuses images ne signifie pas qu’elles doivent toutes se ressembler.
Les lieux, les cadrages et les situations peuvent varier tout en conservant une certaine continuité dans la lumière, le traitement ou la manière de photographier les personnes.
Cette cohérence est particulièrement utile lorsque les photos sont publiées progressivement.
Une image utilisée sur le site en septembre et une autre publiée sur LinkedIn plusieurs mois plus tard peuvent ainsi fonctionner naturellement ensemble.
Une fois les images livrées, reste une étape assez simple mais souvent négligée : le classement.
Conserver plusieurs centaines de fichiers dans un dossier unique n’aide pas beaucoup lorsqu’il faut trouver rapidement une photo pour une publication.
Quelques dossiers suffisent généralement : équipe, portraits, locaux, métier, produits, détails, événements...
Il peut également être utile de séparer les formats horizontaux et verticaux ou de créer une sélection des images destinées en priorité aux réseaux sociaux.
L’équipe communication ou l’agence qui accompagne l’entreprise pourra alors trouver rapidement le bon contenu sans parcourir l’ensemble du shooting.
Une banque d’images n’a pas vocation à rester identique pendant plusieurs années.
L’équipe évolue, les locaux changent, de nouveaux projets arrivent et certains visuels finissent naturellement par être beaucoup utilisés.
Une nouvelle séance peut alors compléter l’existant plutôt que repartir systématiquement de zéro.
Au fil du temps, l’entreprise dispose ainsi d’une sélection de photos récentes qui couvre ses principaux besoins : équipe, métiers, projets, locaux et communication courante.
Pour les TPE et PME qui publient régulièrement sur leur site et leurs réseaux sociaux, cette organisation fait surtout gagner du temps. Au moment de préparer un nouveau contenu, il reste à choisir la bonne photo plutôt qu’à chercher une nouvelle illustration.